Ce billet participe à l’événement “ Ce qui te vide le plus en tant que maman (et comment t’en libérer)” organisé par Ana, du site Origami Mama. Coach de vie, elle accompagne les mamans à sortir de l’épuisement maternel. Son article sur lcharge mentale et celui-ci sur le fait de déléguer devraient vous plaire.

Je ne connais personne qui ne se laisse pas envahir par son quotidien. On doit tellement être sur tous les fronts qu’il y a de quoi se noyer. Famille, couple, enfants, vie professionnelle, passions, gestion du quotidien.

Pendant très longtemps, je me suis laissée envahir par toutes ces choses. Surtout depuis que je suis maman de deux garçons pleins de vie.

Et j’avais l’impression que je n’y arriverais jamais. Que j’allais être emportée par le flot de choses à faire. Voyant toujours la montagne à mes pied, mais jamais au-delà.

Alors que la résilience intérieure, c’est aussi ça : apprendre à ne pas se laisser déborder.

Mais quand on ose enfin prendre le temps de dire stop pour réfléchir à tout ça, on comprend qu’il est possible de ne pas se laisser emporter par les flots.

Ce sont des actions de résilience mentale. Elles ne sont pas bien compliquées et je les ai mises en place petit à petit.

Aujourd’hui, j’ai toujours autant de choses à faire, autant de points à gérer dans mon quotidien. Exactement comme hier, et comme il y a dix ans.

Mais une chose a changé. Ma vision du chaos.

Ce qui était autrefois chaos ne l’est plus aujourd’hui. Car dès que je me sens à nouveau déborder, je renforce mes actions de résilience.

 

Apprendre à lâcher ce qui n’est pas si important

 

Devenir résilient et trouver la sérénité à l’intérieur de soi, cela passe en bonne partie par le lâcher-prise. Tant pis si je ne peux pas faire cette tâche que j’avais prévu.

Je priorise. Et le reste viendra plus tard. La vaisselle n’est pas faite à midi ? Elle le sera ce soir. le bureau n’est pas rangé ? Au lieu de passer une heure sur les dernières actualités, je passerai ce temps à ranger mon espace de travail…

Tout est une question de priorisation. On se laisse souvent submergé parce que nous avons tendance à ne pas prioriser.

Petit geste 1 : faire une liste des tâches à prioriser. Pour le reste, tant pis, ce sera pour plus tard. Vous verrez, le monde ne s’arrête pas de tourner pour autant.

 

Modifier sa perception de la montagne

 

Ce qui m’a beaucoup aidé à me sentir moins submergé par les tâches de tous les jours, c’est de changer ma perception de la charge mentale. Avant, j’étais constamment en panique et stressée par toutes les choses à faire. Mais c’était bien sûr contre-productif.

Les choses ne se font pas mieux quand on panique. Bien au contraire. Je voyais la montagne devant moi, et aucun moyen de passer par dessus. Mais un jour, j’ai compris quelque chose : on ne passe jamais au-dessus. On n’atteint jamais le sommet de la montagne.

Car la vie, c’est justement le chemin vers cette montagne. Une fois que vous acceptez de faire un pas devant l’autre en arrêtant de regarder le sommet, vous avancez dix fois plus vite.

Petit geste 2 : accepter que le chemin, c’est votre réussite. Pas le sommet de la montagne. Faites un pas après l’autre et acceptez que c’est ça qui vous fait évoluer.

 

Utiliser les outils qui vous correspondent

 

Renforcer sa résilience mentale face au chaos du quotidien, cela passe chez moi aussi par le choix des outils qui me correspondent. Si vous n’êtes pas organisé actuellement, ce n’est pas parce que vous en êtes incapable.

C’est peut-être parce que vous n’avez pas encore trouver les bons outils sur lesquels vous appuyer…

Pour endiguer le chaos mental et retrouver de la sérénité, je n’ai rien choisi de bien compliqué : un calendrier familial accroché au frigo sur lequel je note tout.

Choisir 3 tâches à prioriser chaque matin. Je fais ces trois tâches, et tout le reste, on voit après.

Des notifications de rappel par mail et sur le téléphone quand cela est nécessaire. mais parfois je ressens tout de même un trop-plein.

Et dans ces cas là, je prends une feuille et j’écris toutes les choses à faire. Cela me permet de vider ce que j’ai dans la tête. Même si je ne regarde plus jamais cette liste. Les choses sont posées, et ma tête se sent plus légère. 

Petit geste 3 : trouver quelques outils simples, vous permettant d’alléger votre mental. Plus ils sont simples, plus ils sont efficaces pour moi. Pourquoi pas un carnet unique pour tout noter au même endroit ?

 

Déléguer pour de vrai

 

Je crois que le plus dur pour moi a été d’accepter ceci. Déléguer des tâches aux autres membres de la famille n’est pas le plus difficile.

Le plus dur, c’est que j’ai dû accepter que ces tâches soient faites différemment. Que le linge n’est peut-être pas aussi bien plié. Qu’il n’y a pas vraiment de légumes dans le repas du soir. Ou que la mission confiée finisse en débandade la première fois.

Toutes ces choses font partie de l’apprentissage. Pour les autres, certes, car ils doivent apprendre à faire. Mais aussi pour moi, qui dois apprendre à ne plus avoir le contrôle. Je m’entraîne chaque jour à ça. J’y arrive à peu près.

Mais j’ai encore beaucoup à apprendre. Au moins autant que les autres membres de ma famille 😉

Petit geste 4 : mettre en lumière les missions simples que chacun peut apprendre à faire à votre place. Si, si, je vous assure. Il y en a un certain nombre. Puis donner à chacun sa tâche à faire au quotidien.

Aujourd’hui, je me sens beaucoup plus sereine au quotidien. J’ai mis en place des micro-ajustements qui changent tout. Il n’y a pas eu de revirement spectaculaire. Juste des petits gestes mis en place petit à petit.  Mais ils m’apportent sérénité et confiance. Confiance dans le fait que même si la montagne reste haute, elle n’est pas si impressionnante finalement.

Vous traversez quelque chose de difficile ?


La Traversée : 7 jours pour avancer pas à pas.

Un message par jour.
Simple. Humain.

Et quelques petites pépites en plus.

Les spams n'aident pas à être résilient. Désinscrivez-vous si nécessaire.