C’était il y a plus de dix ans, mais cette scène reste clairement gravée dans ma mémoire. Parce qu’elle illustre parfaitement mon état d’esprit à l’époque. C’est l’image même d’une personne en mode survie.
Le fardeau du monde sur mes épaules
Jusqu’à ce stade, j’avais toujours cru qu’être forte, c’était être partout. Savoir tout faire. Tout faire parfaitement. Mais personne ne tient bien longtemps dans cette posture. L’épuisement était tapi dans chaque recoin de ma vie. C’est aussi simple que ça.
Lâcher ou se perdre
Je n’ai pas vraiment ressenti cela comme un choix. C’était plutôt une évidence. Je ne pouvais plus continuer comme ça. Le cancer m’a montré sans aucun ménagement possible que vouloir tout contrôler n’a aucun sens.
Le temps était venu pour moi de lâcher. Pas lâcher dans le sens baisser les bras. Bien au contraire. Il était temps de lâcher dans le sens – faire confiance à l‘intelligence innée qui sommeillait en moi… Très profondément à ce moment-là, je le reconnais.
Ce que la méditation a rendu possible
Cela faisait des années que je « comptais me mettre à la méditation ». D’instinct, je savais depuis longtemps quel outil me permettrait de me reconnecter à moi-même. Là, la maladie ne me laissait plus le choix.
La méditation est en quelque sorte venue jusqu’à moi.
Cette pratique puissante a changé ma vision du monde et de notre réalité du tout au tout. Elle m’a permis de retrouver ma résilience intérieure. À partir de là, je ne me suis plus jamais sentie seule.
Aujourd’hui
Avant de me retrouver, j’avais constamment peur, j’étais pétrie d’angoisse à chaque seconde. J’avais besoin de contrôler pour ne pas me perdre.
Aujourd’hui, je ne suis pas guérie de la peur. Je suis juste en bien meilleurs termes avec elle. Mais ça fait une énorme différence…
📖 À lire également :