Parfois, on se sent au bout du rouleau. On a l’impression que plus rien ne va.
On a une envie de tout envoyer valser. Parce qu’il y a un trop-plein.
C’est comme si la Terre tournait à toute vitesse sans jamais s’arrêter.
Mais on a qu’une seule envie. Appuyer sur le bouton Stop pour descendre.
On cherche une issue. Une solution à nos problèmes. Mais ça ne vient pas.
On a beau faire tous les efforts du monde. Se démener. S’agiter. Comme un poulet sans tête.
Notre mental ne nous laisse aucun répit. Les soucis tournent en boucle dans notre cerveau prêt à éclater.
Et on se demande comment on va s’en sortir. Non, on ne voit vraiment aucune solution.
Quand le mental s’emballe, le corps dit stop
Et puis c’est là que le corps dit stop. On se retrouve avec toutes sortes de symptômes. Plus ou moins graves.
Mais qui ont tous une même signification : là où notre mental s’emballe, notre corps réagit. Il vous dit que ça suffit.
Et la seule manière de vous faire ralentir, c’est de transférer vos problèmes dans votre corps.
C’est ici que nous sommes nombreux à comprendre ces symptômes de travers.
Nous pensons que c’est la fin. Que c’est une catastrophe. Que la maladie est là pour nous pourrir la vie.
Pour faire en sorte que ça aille encore plus mal.
Et si on changeait de regard ?
Mais si… Mais si on changeait notre vision des choses ?
Et si ces symptômes du corps, cette maladie, n’étaient rien d’autres qu’une opportunité envoyée par l’Univers pour nous permettre de décrocher ?
De ralentir ? De nous reconnecter à nous-même ?
Et s’il s’agissait d’un message explicite pour nous dire que nous déraillons ?
Qu’il est temps de revenir sur la bonne voie ? La voie de notre âme ? On peut prendre une maladie chronique ou des symptômes handicapants comme une malédiction.
Ou alors, on peut aussi les prendre comme une possibilité de changer. D’évoluer. De reconsidérer notre vie, notre corps, nos choix.
Nous ne sommes pas coupables des maladies qui se manifestent dans notre corps.
Ce que j’ai compris, c’est que mon corps et mon mental sont profondément liés.
Et que quand l’un s’emballe, l’autre finit par réagir.
Mon expérience
Lorsqu’on m’a appris que j’avais un cancer du sein triple négatif très agressif à l’âge de 36 ans, j’ai vu deux choix s’offrir à moi.
Soit je subissais cette épreuve, soit je la prenais à bras le corps et je la prenais comme une possibilité de changer tout ce qui n’allait pas dans ma vie.
J’ai choisi la seconde option. Avec toujours cette certitude intérieure indéfectible que je vaincrais. Quoiqu’il arrive.
Cette vision a changé complètement ma vie. Et tout ce que je pensais savoir.
Aujourd’hui, j’ai gagné en sérénité, en confiance.
Je suis épanouie et je sais que je peux venir à bout de n’importe quoi. Je me sens forte et je me sens vivante.
Cette expérience m’a réveillée, elle m’ aussi éveillée.
Et elle m’a sauvée en quelque sorte.
En m’ouvrant les yeux sur ce qui est réellement important pour moi.
Pour en savoir plus sur moi : Cancer et résilience : comment la maladie m’a donné les clés pour avancer
Reprendre le pouvoir sur sa vie
La bonne nouvelle, c’est qu’en reconsidérant les choses, nous pouvons reprendre le pouvoir sur notre santé. Sur notre vie. Sur les choix que nous faisons.
Une fois que nous comprenons cela, nous avons entre nos mains un pouvoir immense.
Si ces mots vous parlent, sachez que vous n’êtes pas seul.
Pour poursuivre cette exploration, je vous propose de commencer par là : Comment surmonter une épreuve difficile — Quand tout semble s’effondrer.
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📖 Pour aller plus loin :
J’ai trouvé ton article particulièrement juste, notamment parce qu’il montre que le burn-out ne surgit pas d’un coup, mais qu’il est souvent l’aboutissement d’un épuisement progressif longtemps ignoré. J’ai apprécié la façon dont tu décris les signaux d’alerte physiques, émotionnels et mentaux que l’on banalise trop souvent jusqu’au moment de rupture. Tu rappelles aussi quelque chose d’essentiel : être “au bout du rouleau” n’est pas un échec personnel, mais un message fort du corps et de l’esprit qu’il devient urgent d’écouter. Un article à la fois lucide, utile et profondément humain
Merci pour tes impressions, chère Miren.
Ton texte m’a vraiment touchée.
Il y a quelque chose de très juste dans ce lien entre le corps et le mental… même si ce n’est pas toujours évident à regarder en face.
Et ton témoignage donne une autre lecture possible, sans rien minimiser de ce que ça représente. Merci pour ça.
Merci à toi Sophie, pour ce retour.
C’est un article très utile que je viens de lire. C’est une lueur d’espoir dans le tunel.
Il faut aussi savoir que ce n’est pas si facile…
Non, le chemin n’est jamais facile. Peut-être que c’est justement cela qui nous pousse à grandir.
Cet article me parle particulièrement…Une situation difficile au travail, une pression dans la vie privée, l’envie d’être sur tous les fronts et d’avancer, de porter tout le monde à bout de bras et de prouver que je suis capable en plus de tout ça de participer à un examen sportif…le corps a dit stop…fracture quelques jours seulement avant l’examen…difficile à entendre mais peut-être que c’est parce que je n’ai pas assez écouter mon corps et qu’il n’a trouvé que cette solution (brutale!) pour que je lève le pied!
On oublie trop souvent que s’occuper des autres n’est pas possible si on ne s’occupe pas de soi d’abord.
Merci pour cet article. C’est un texte très touchant et parlant.
C’était le but, alors merci beaucoup, chère Stefany !
Cet article me parle profondément…
J’ai compris avec le temps que le burn-out n’est pas seulement un épuisement du corps, mais aussi de l’âme.
Quand on va trop loin sans s’écouter, tout finit par s’arrêter.
Mais je crois aussi que ces moments ne sont pas vides de sens…
Ils peuvent devenir un point de rencontre avec Dieu où Il restaure doucement ce qui est brisé en nous transforme.
Merci pour ce partage 🙏
Merci également pour ton partage, Odette ! Le corps et l’esprit sont indivisibles en effet. Mais nous avons tendance à l’oublier.
Merci pour ton partage ! Finalement c’est aussi une question de focus : quand on se concentre sur ce qu’on ne peut pas contrôler on le subit, et quand on se concentre sur ce qui est à notre portée (ce sur quoi on peut agir), on se sent un peu plus en contrôle.
C’est bien résumé 😉