J’imagine que ça vous arrive aussi. Avoir des moments dans votre vie où vous ne savez plus par où commencer.

Des moments où chaque matin devient un vrai défi !

Ces matins-là, on se demande sans arrêt comment s’en sortir, mais on ne trouve pas la réponse.

Dans mon dernier article sur ce sujet, je vous ai parlé de ce qu’est vraiment la résilience pour moi. Ce que ça signifie, et pourquoi ce n’est pas juste une question de force en apparence.

Si vous ne l’avez pas encore lu, vous pouvez commencer par là : Qu’est-ce que la résilience ? Traverser les épreuves et se transformer.

Et aujourd’hui, je vous propose de passer à l’étape suivante.

Car comprendre la résilience, c’est bien.

Mais savoir quoi faire concrètement quand tout s’effondre, voilà qui est encore mieux !

 

La première chose à faire ?  Ne rien faire tout de suite

 

Lorsqu’une épreuve me tombe dessus, mon premier réflexe est souvent de vouloir agir.

Pour réparer. Ou pour résoudre. Afin de trouver comment me sortir de ce problème au plus vite.

C’est un réflexe très humain, mais qui peut nous épuiser encore davantage.

Car il y a certaines douleurs qu’on ne peut pas régler comme ça.

Avant de chercher des solutions à tout prix, peut-être que la première étape, c’est avant tout d’accepter la réalité telle qu’elle est.

Laisser la réalité être là sans chercher à faire plus.

Cela ne veut pas dire qu’il faut accepter l’épreuve en se résignant. Cela veut dire se donner le droit de ne pas faire semblant que ça va.

On peut juste reconnaître simplement :

D’accord. Voilà ce qui se passe. Voilà ce qui m’arrive maintenant.

C’est une attitude en apparence anodine. Et pourtant, ça change quelque chose.

Après avoir encaissé le choc de l’annonce d’un cancer agressif, j’ai décidé ceci : cette maladie était là, très bien. C’était comme ça. Maintenant, j’avais quand même ce pouvoir entre les mains – je pouvais décidé comment accueillir cette épreuve pour évoluer avec elle et non contre elle.

Accepter ses émotions et les apprivoiser

 

On vous a répété depuis toujours qu’il fallait se montrer fort ? Qu’il ne fallait pas se laisser aller ?

Pourtant, refouler ce qu’on ressent n’aide pas la douleur à s’en aller. Au contraire, elle s’accumule. Et grossit. Et elle finit par peser bien plus lourd, car on ne l’écoute pas.

Traverser une épreuve, cela implique souvent de traverser des émotions intenses.

Comme la peur. La tristesse. La colère, parfois. Ou encore un sentiment d’injustice.

Mais ces émotions ne sont pas un signe de faiblesse.

Ce sont des signaux. Et iIs ont quelque chose à nous dire.

Alors la clé ici n’est pas de les éviter.

C’est plutôt d’apprendre à accueillir ces émotions sans se perdre.

Il est possible de pleurer sans se noyer. Et on a aussi le droit d’avoir peur sans pour autant rester paralysé.

En prenant le temps de ressentir, on s’entraîne à revenir à soi et à se reconnecter avec notre âme.

Le cancer me procurait au départ un sentiment terrible d’angoisse. J’étais terrifiée. Puis j’ai commencé à le regarder en face. J’ai appris à l’apprivoiser. Chaque fois que je fermais les yeux, j’imaginais la maladie sous la forme d’un enfant perdu, ayant besoin d’être aimé et secouru. Et plus je faisais cet exercice, plus la peur s’estompait.

 

Trouver du soutien, même minime

 

Quand tout vacille, il est primordial de trouver une ancre pour ne pas perdre pied.

Quelque chose ou quelqu’un qui sera notre roc auquel nous accrocher.

Et cet appui peut prendre des formes différentes.

Il peut s’agir d’une personne de votre entourage. Quelqu’un à qui on peut parler sans voir besoin de se justifier.

Ou il peut aussi s’agir d’un lieu. Un coin de nature, un café familier, une pièce dans laquelle vous vous sentez bien.

Ou alors un rituel, une habitude…. Quelque chose de simple que vous décidez de faire chaque jour, et qui vous ancre dans le présent, chaque jour.

Cette ancre n’a pas besoin d’être spectaculaire.

L’important, c’est que ce soit votre ancre à vous.

Dans les moments vraiment difficile, ce sont parfois des choses minuscules en apparence qui nous maintiennent à flot.

Et si cette chose minuscule vous fait du bien, alors elle suffit. Vraiment.

Mon point d’ancrage pendant toute la durée de la maladie a été un petit bois près de chez moi, magnifique avec beaucoup de grands arbres. J’y venais me relier à la nature, me reconnecter à moi et méditer. Cet endroit m’a apporté beaucoup de ressources. Encore aujourd’hui, j’adore y aller.

 

Le sommet de la montagne n’est pas important

 

L’une des choses qui nous paralyse le plus quand on traverse une épreuve, c’est de penser à tout ce qui reste à surmonter.

Tout le chemin qui reste à parcourir. Tout cet inconnu devant soi.

Mais quand on regarde les choses de cette manière, ça a quelque chose de terrifiant. Ou d’épuisant.

Avant, je regardais toujours le sommet de la montagne, mais j’ai fini par comprendre quelque chose de primordial :

Regarder le sommet, ça paralyse. Mais regarder juste le pas suivant, ça, c’est possible.

C’est beaucoup plus facile d’envisager simplement le pas suivant.

En se posant une question très simple : Qu’est-ce que je peux faire, là, maintenant, pour avancer d’un tout petit pas ?

Parfois ce pas, ce sera fermer les yeux cinq minutes.

Parfois, ce sera appeler quelqu’un.

Ou alors juste respirer lentement

Chaque pas compte. Qu’il soit petit n’a aucune importance.

Dans les moments les plus difficiles de ma chimiothérapie, je fermais les yeux dans la salle d’attente et je me concentrais entièrement sur ma respiration. Juste ça. Mais j’ai pu m’accrocher à ce geste élémentaire. Et ça a fait une grande différence. Je savais que je pourrais toujours m’accrocher à ça, chaque fois que j’en aurais besoin.

Prendre soin de soi quand l’esprit vacille

 

On l’oublie souvent, mais le corps et l’esprit sont étroitement liés. Pour moi, ce sont les deux faces d’une même médaille.

Et quand on traverse une épreuve qui nous met les nerfs à vif, le corps le ressent aussi.

Et inversement : quand on prend soin de son corps, ça nous apporte du bien-être intérieur.

Je ne parle pas de pensée positive ou d’un remède miracle.

C’est simplement une réalité physiologique chez l’humain.

Bouger, même doucement. Dormir, autant que possible. Manger en se concentrant. Sortir dehors, ne serait-ce que dix minutes

Ce sont des actes simples, mais qui peuvent vous aider à avancer.

En faisant tout ça, vous envoyez un signal à votre corps, vous lui montrez qu’il compte.

Le corps a besoin d’être accompagné dans cette traversée. Autant que votre esprit. Soignez l’un et vous soignerez l’autre.

 

Oser demander de l’aide

 

Pour certains, ce sera peut-être la clé la plus difficile à accepter.

Nous sommes nombreux à avoir l’impression que demander de l’aide est un signe de faiblesse.

Mais s’isoler avec sa douleur ne la fera pas disparaître.

Et traverser une épreuve seul, alors qu’on pourrait être accompagné, est beaucoup plus épuisant que nécessaire.

Et on peut demander de l’aide de différentes façons.

Cela peut passer par des discussions avec un proche, ou même un inconnu. Ou par un accompagnement professionnel, ou un groupe de parole. Ou on peut aussi simplement accepter que quelqu’un nous vienne en aide.

Se laisser aider, c’est aussi un acte de courage.

Et c’est peut-être même le pas le plus résilient qu’on puisse faire.

Durant tous ces mois de maladie, j’ai délégué tout ce qui pouvait l’être. J’ai aussi discuté avec beaucoup de gens, des proches, des experts, des inconnus. Tous m’ont permis d’avancer et ont participé à leur façon à mon chemin de guérison. Il ne faut pas hésiter à aller vers les gens qui peuvent vous enrichir.

 

Se méfier de la comparaison

 

Lorsqu’on traverse une épreuve délicate, on a tendance à se comparer aux autres.

Et à se dire que les autres s’en sortent beaucoup mieux que nous.

Mais rien n’est plus faux.

Chaque être humain traverse les défis différemment. Tout dépend de son vécu, de ses ressources et de ses blessures antérieures.

Il n’existe aucune recette miracle qui explique comment « souffrir correctement ».

Et il n’y a pas non plus de délai « raisonnable » pour se relever.

La résilience prend un visage différent selon chaque personne.

Alors à quoi bon se comparer ? Autant suivre votre propre chemin. À votre rythme. Votre manière bien personnelle de traverser les problèmes n’est pas meilleure ou moins bonne qu’une autre.

Un chemin que vous traversez à votre manière, ça mérite le respect. Le vôtre avant tout !

 

Chercher le sens, mais sans trop forcer

 

Et cette nuance est importante je crois.

Je ne dis pas qu’il faut chercher une raison à toutes les épreuves qui nous tombent dessus. Ni qu’il faut à tout prix se dire que ce qui nous arrive a du positif.

Certaines épreuves sont injustes. Douloureuses. Incompréhensibles. C’est comme ça.

Et il n’y a aucun besoin de prétendre le contraire.

Mais parfois, en laissant le temps au temps, on peut prendre conscience de certaines choses.

Nos priorités changent… On se découvre une force endormie jusqu’alors…

Le sens à une épreuve ne se trouve pas. Il révèle lentement, au fil du chemin.

Et il n’y a rien à forcer.

Rester ouvert et curieux et parfois se demander si l’épreuve traversée peut nous montrer quelque chose qui se cachait jusqu’ici.

Il n’y a pas besoin de trouver la réponse tout de suite.

Mais il est possible qu’elle apparaisse plus tard, au moment opportun.

À un niveau strictement personnel, j’ai fini par découvrir que ce cancer était venu pour me révéler le chemin vers un éveil spirituel que je cherchais depuis des années. 

J’ai décidé d’ouvrir en grand cette porte et je n’ai pas été déçue. L’Univers m’a accompagné dès lors et cette sensation de ne plus jamais être seule est restée bien ancrée en moi depuis dix ans.

Ce que traverser une épreuve dit de nous

 

Vous savez ce que je crois ?

Le fait que vous soyez en train de lire cet article dit quelque chose de vous.

Ça dit que vous cherchez. Que vous ne vous êtes pas résigné à rester à terre.

Et que quelque chose en vous veut avancer.

Et ça, c’est déjà de la résilience !

C’est celle du quotidien. Celle du prochain tout petit pas.

Quand on surmonter une épreuve difficile, ça ne veut pas dire qu’on la fait disparaître.

Et ça ne veut pas dire ne plus jamais souffrir.

Ça veut dire simplement qu’on continue d’avancer.

Même si c’est tout doucement. Sans certitude. Et même avec nos cicatrices.

 

Alors par où commencer, concrètement ?

 

Ce n’est pas évident de savoir par où commencer quand on a une montagne en face de soi, j’en sais quelque chose 😉 Alors ce que je vous propose pour l’instant, c’est juste ça :

  • Posez-vous cinq minutes.
  • Demandez-vous sans filtre : où est-ce que j’en suis, là, maintenant ?
  • Et sélectionnez une seule chose, une toute petite chose, que vous pouvez faire aujourd’hui pour prendre soin de vous.

Et c’est tout.

On oublie les grands plans pour aujourd’hui. Ça attendra demain.Faites un seul petit geste pour vous.

 

 

Quelques questions que l’on se pose souvent

 

Comment surmonter une épreuve difficile quand tout semble s’effondrer ?
Quand tout vacille, cela peut aider de se concentrer sur une seule chose à la fois. Un petit geste, une respiration, un pas. C’est en avançant petit à petit qu’on retrouve un peu de stabilité.

Pourquoi certaines épreuves sont-elles si difficiles à traverser ?
Parce qu’elles ne touchent pas seulement ce qui se passe dans le présent. Elles réveillent souvent aussi des peurs, des blessures ou des sentiments d’insécurité déjà présents.

Combien de temps faut-il pour se remettre d’une épreuve difficile ?
Il n’y a pas de durée universelle. Chacun avance à son rythme, selon son histoire, ses ressources et ce qu’il traverse.

Que faire quand on se sent complètement dépassé ?
Revenez à quelque chose de simple. Respirer, ralentir, s’ancrer dans le moment présent ou demander de l’aide. Parfois, cela suffit à reprendre un peu d’élan. Choisissez juste un tout petit pas. 

 

📖 À lire également :

Et ensuite, si vous voulez aller plus loin, je vous propose 'La Traversée : 7 jours pour avancer'.

Vous traversez quelque chose de difficile ?


La Traversée : 7 jours pour avancer pas à pas.

Un message par jour.
Simple. Humain.

Et quelques petites pépites en plus.

Les spams n'aident pas à être résilient. Désinscrivez-vous si nécessaire.