Du blocage dans l’enfance

 

J’ai passé une bonne partie de ma vie à éprouver un blocage psychologique sans vraiment le savoir. J’étais une grande anxieuse, qui souffrait de crises d’angoisse petite, et qui, une fois arrivée à l’âge adulte, avait peur de beaucoup de choses. Mon père avait coupé les ponts à l’âge de 8 ans, et j’ai dès lors souffert du syndrome de l’enfant indigne d’être aimée.

J’avais de nombreuses croyances limitantes et aucune idée de comment m’en débarrasser. Jusqu’à ce que l’Univers me donne un coup de pouce… sous la forme d’une maladie.

 

Du blocage à la victimisation

 

À l’âge de 36 ans, on m’a appris que je souffrais d’un cancer du sein triple négatif très agressif. Mes deux enfants n’avaient que 1 et 3 ans. Ce qui m’a le plus marqué lorsque j’entrais en salle de chimiothérapie, c’était le nombre de personnes qui se plaignaient de leurs symptômes, de leur maladie, de leur état.

Et je me suis posée la question : était-ce vraiment une coïncidence que la majorité des personnes malades que je voyais autour de moi se voient comme des victimes ?

La victimisation est un moyen très puissant d’entretenir les blocages psychologiques.

Parce que tant qu’on se voit comme une victime, on n’est pas responsable.

Tant qu’on se voit comme une victime, on a une excuse pour ne pas agir.

Mais chez moi, il s’est passé quelque chose. Les verrous ont sauté. La maladie a eu l’effet inverse. Les blocages que je ressentais depuis l’enfance ont littéralement été pulvérisés.

Il était tout simplement hors de question que je devienne une victime de ce cancer. Et il était hors de question que mes enfants grandissent sans leur mère. Ce n’était tout simplement pas envisageable dans ma réalité.

Alors j’ai commencé par accepter que j’étais quelque part responsable de ce qui m’arrivait.

Responsable, mais pas coupable.

Mon esprit avait créé cette maladie parce que je n’étais pas alignée avec mes aspirations profondes. C’était un avertissement. Une opportunité brillamment déguisée en défi en apparence impossible à surmonter.

Et le meilleur moyen pour que j’avance, c’était de m’envoyer un électrochoc sous la forme de cette maladie.

Mon esprit avait tellement broyé du noir ces dernières années que mes cellules avaient répondues en tombant malades. Il n’y avait rien de plus logique quand on y pense.

 

Devenir acteur de sa vie

 

Puis j’ai décidé de devenir pleinement actrice de ma guérison. Je ne comptais pas m’appuyer uniquement sur des remèdes extérieurs. Déjà à cet instant, mon intuition voyait juste : je savais que je devais aller puiser tout au fond de moi pour activer mes capacités de régénération et faire sauter les verrous qui m’empêchaient d’avancer depuis tant d’années.

J’ai d’abord testé de nombreux outils pour me débloquer et m’aider à guérir : acupuncture, soins énergétiques, alimentation, compléments alimentaires, médicaments issus de la tradition bouddhiste…

Mais voilà, tous ces outils étaient extérieurs à moi. Donc, en utilisant uniquement ces moyens extérieurs, je m’envoyais le message suivant : ‘Tu n’es pas capable de t’en sortir.’

Pourtant, quelque part, si vous avez des blocages si profondément ancrés qu’ils vous accompagnent depuis des dizaines d’années, ne serait-ce pas logique d‘aller chercher la clé au plus profonde votre âme ?

 

Vous êtes la solution à tous vos blocages

 

J’ai senti que c’est ce qu’il fallait faire pour avancer : aller chercher tout au fond de moi.

Alors je me suis initiée à la méditation. La pleine conscience. La méditation bouddhiste. Puis la méditation transcendantale. J’ai appris à me connaître et à aller chercher très profondément dans mon esprit. Et plus j’explorais mon âme et plus j’apprenais à me connaître.

C’est l’inconnu qui nous fait peur, mais quand vous apprenez à explorer votre propre subconscient par des moyens méditatifs efficaces, vous apprenez à vous faire confiance, à ne plus avoir peur.

Puis j’ai fait des rêves éveillés où j’allais affronter mes peurs les plus profondes. J’explorais un endroit où je rencontrais ce cancer, et à chaque fois, j’allais un peu plus loin. Jusqu’au moment où je le connaissais tellement bien qu’il ne me faisait plus peur du tout.

C’est là que j’ai commencé à guérir.

 

Cherchez en vous

 

Les blocages psychologiques peuvent s’installer parce qu’on préfère regarder ailleurs. Parce qu’on a peur de regarder les causes en face.

On cherche à se guérir en utilisant des moyens extérieurs à soi. Alors que nous avons déjà tous les outils en nous pour trouver la guérison. En trouvant la force d’aller chercher en soi, on apprend à se connaître.

Et lorsqu’on s’accepte avec ses défauts et ses qualités, on se sent à nouveau digne d’être aimé. Dès ce moment, les blocages n’ont plus de prise sur nous.

 

Et franchement, avez-vous vraiment envie de laisser quelqu’un qui vous a fait du mal il y a trente ans, vous empêcher de réussir votre vie ?

 

Vous méritez bien plus que ça. Vous méritez d’être heureux et d’aller de l’avant.

Je reviens de très loin. Je n’ai pas eu peur de faire face, d’aller chercher la cause profonde. Et mes blocages ont disparu. La solution est en vous, quelque part. Asseyez-vous quelques instants et fermez les yeux.

Si vous faites cela, alors votre exploration aura déjà commencé. Apprenez à connaitre vos peurs, apprenez à danser avec elles. Et vous les dompterez.

Les blocages, ce sont vos peurs les plus profondes. Alors qu’attendez-vous ? Allez les chercher.

 

Cet article participe à l’évènement “Blocage psychologique : comment s’en sortir ?” du blog Coach Anti Procrastination. Pour découvrir l’avis du naturopathe Xavier Foucher sur la question du blocage psychologique, je vous recommande son article sur le même thème ainsi que ses astuces pour aider votre cerveau à se mettre en mode pause.

 

 

 

 

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